La vache Highland

Une grosse licheuse...

Pourquoi les Highlands?

Comme nous le disions, notre terre est boisée à 80% et nous ne voulions pas entretenir un troupeau de vaches dans un champs. Nous voulions quelques "amies" cornues et une race adaptée à notre climat et à notre topographie ce qui faisait de la Highland, la race toute indiquée pour nous. Plus jeune, je me souviens des premiers reportages sur cette race qui arrivait au Québec avec leur longue toison et leurs immenses cornes.
J'ai trouvé Milka (Abagus de son nom d'enregistrement) dans les petites annonces: "Vache Highland enregistrée de 7 ans, pleine d'un taureau Angus, qui vêlera sous peu". Elle était parfaite!

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Notre première vache...

Je suis tombée en amour avec Milka quand je l'ai vu descendre du convoyeur, tellement pleine de son futur veau, tellement perdue dans son nouvel environnement. J'avais peur de ses immenses cornes et nous nous observions méticuleusement, chacune de l'autre côté de la porte de son enclos. Je suis allée la rejoindre tranquillement avec une brosse et j'ai commencé à la brosser doucement en lui murmurant des trucs comme: Tu fais attention avec tes grandes cornes hein? Tu ne vas quand même pas encorner ta nouvelle maîtresse? Elle s'est mise à étirer le cou et j'ai entendu comme un petit soupir qui disait: Yes! Je suis rendue dans un SPA 5 étoiles. J'avais un nouvel énorme et poilu animal de compagnie...

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Floffy, Bô et Bubble...

Floffy est né le 29 avil 2020, à peine 2 semaines après l'arrivée de Milka. Je m'était placée à l'extérieur de l'enclos pour ne pas déranger Milka dans son travail et le vétérinaire m'avait dit que si cela prenait plus de 2 h, il pouvait y avoir un problème. Apès 2 heures de longs soupirs (des 2 côtés de la clôture), je voyais à peine le bout des pattes de son veau et je commençais à m'inquiéter. Donc, j'ai pris mon courage à 2 mains et j'ai glissé celles-ci dans sa bedaine gluante pour saisir les papattes du "démon" qui se faisait désirer. J'ai tiré doucement mais fermement, et voilà que le "p'tit vlimeux" (trop bien dans le ventre de sa mère) a fini par s'éjecter, tout gluant et puant dans mes bras... Deux mois plus tard, nous avons trouvé un "soupirant" (surnommé Bô) à Milka pour la réchauffer les nuits fraiches d'été et avons récupéré un autre vlimeux (mélange de Holstein-Angus) né le 24 juin pour tenir compagnie à Flofy. Michel fut un père dévoué puisque c'est lui qui l'allaitait au biberon 3x par jour. Ça, c'est l'histoire de nos vaches, mais elle ne dit pas encore si Milka attends la progéniture de Bô...

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